Lotus Europe : Laisser passer les rêves

Par Patrice Vergès. Il y a deux ans, à travers une vidéo, POA vous dévoilait une Lotus Europe. En voici une autre de type S2 bien améliorée par rapport à celle de série. Si vous mesurez plus d’1,80 m, cet article ne vous concerne absolument pas…

De profil, l’Europe montre se silhouette si particulière et sa mauvaise visibilité latérale qui exigera une carrosserie plus échancrée sur l’Europa Ford

Avec mes 1,87 m et ma surcharge pondérale et ma pointure de 45, impossible de se glisser au volant ni au pédalier resserré de la Lotus Europe malgré l’invitation de Bernard. Si la Lotus Europe semble si large (1,63 m) surtout pour une voiture des sixties, c’est parce qu’elle est basse, très basse avec 1,07 m. A peine plus qu’une Ford GT40. Si vous avez regardé cette vidéo, vous n’ignorez pas que la Lotus Europe est née fin 1966 du cerveau de Colin Chapman créateur de la marque qui désirait offrir un modèle plus économique et plus commercial que l’Élan 1500.

Glaces et sièges fixes

Réalisée à l’économie, la Lotus Europe faisait néanmoins appel à une technologie moderne notamment un moteur central comme les voitures de compétition. Il s’agissait d’une mécanique française, celle de la Renault 16 qui offrait deux grosses qualités. Elle était proposée par la Régie à un prix compétitif mais surtout montée avec sa boîte dans le même sens que sur la berline française mais repoussée …. à l’arrière. Malgré sa silhouette moderne, sa conception avant-gardiste à poutre centrale, son nom prestigieux qui rimait alors avec plusieurs titres de champion du monde de Formule 1, de réelles qualités dynamiques et un tarif assez raisonnable (40/45 000 euros) la clientèle fut un peu déçue. Ses performances furent jugées moyennes (180 km/h) pour une Lotus. Malgré un gonflage, le petit 1500 tout en alu ne délivrait que 78 ch contre 55 en série. La Lotus Europe n’était pas facile à vivre au quotidien avec des glaces latérales fixes comme ses sièges exigeant une clé … anglaise pour régler le pédalier et une aération très insuffisante. Enfin sa carrosserie en composite noyée autour de la poutre centrale la rendait irréparable en cas de choc !

Silhouette encore très moderne en dépit d’un dessin qui date de plus de 50 ans signé John Frayling

Les 1,78 m de Bernard laissent mieux percevoir la faible hauteur de l’Europe et la mauvaise visibilité de la custode arrière

La Série 2 (type 54) gomma en partie ses défauts avec une présentation plus soignée, des glaces électriques, sièges réglables, boiserie intérieure, carrosserie démontable, etc. Las, le problème vint de son prix en nette augmentation qui fit d’autant plus regretter la faiblesse des performances malgré sa puissance accrue (82 ch). En 1971, Chapman abandonna le Renault pour un Ford 1500 double-arbre bien plus puissant (115 ch puis 126 ch) sur l’Europa qui termina sa vie en 1975 après moins de 10 000 exemplaires produits dont 4293 S2.

La S2 avait reçu une planche de bord en bois plus cosy. La tige montée prés du court levier de vitesses permet d’éviter de passer la MA au lieu de la 1ere, car la grille est très étroite

J’adore le moteur central

Pourquoi avoir acheté une voiture aussi marginale du moins en France ?  » J’ai pratiqué la compétition en amateur sur des tractions avant. Puis, j’ai découvert le pilotage d’une voiture à moteur central avec ma Matra Djet avec laquelle je fais du circuit. Incomparable ! Je voulais une voiture à moteur central et il ne restait que la Lotus dans ma gamme de prix. Elle avait tout pour me plaire. C’était un Djet en plus moderne !  » explique Bernard.

C’est le luxe, la S2 avait reçu des glaces électriques qui n’empêchaient pas un vaste vide-poche. Beaucoup d’accessoires sont empruntés à la marque Triumph

Sortie en 1972, achetée en 2005, son Europe n’était pas dans l’état où elle est aujourd’hui. Il a passé plusieurs années à la restaurer et surtout à l’améliorer car c’était une voiture encore très perfectible même en S2. Il a choisi la couleur jaune qui était celle des Europe lors de sa présentation en 1966, il a adapté un kit 4 freins à disques car le freinage était l’un de ses nombreux points faibles. Il a aussi fait modifier la suspension arrière en ajoutant des triangles inférieurs car l’Europe avait la mauvaise habitude de….. perdre ses roues arrière (voir la vidéo). Mais c’était aussi le vice des F1 de Chapman qui construisait très léger et dont sa devise était  » light is right ». Avec 625 kilos pour les premières versions, l’Europe était construite avec une recherche absolue et excessive de la légèreté. Il a également amélioré le train avant, rajouté un discret spoiler pour réduire la portance, des jantes larges d’époque, et sérieusement renforcé sa rigidité avec un arceau cage intégré.

Monté en position centrale, un R16 TX de 1650 cm3 poussé à plus de 120 ch remplace le 1565 cm3 d’origine de la S2 avec une boîte à 5 rapports

Le coffre AV est assez succinct à l’avant occupé par le radiateur et la batterie

Le coffre à bagages s’enlève en une seconde, simplement posé. Light is right !

120/130 chevaux pour 690 kilos

Condamné à suivre au volant de ma voiture pour les photos, sa Lotus lâche une belle sonorité grave par son échappement qui débouche à travers la carrosserie. Vision qui permet de suivre le ballet agité des triangles AR de suspension. Suivre au plutôt tenter de la suivre, car la minuscule voiture jaune semble ignorer les successions de giratoires en virant à plat avec agilité. Quelle maniabilité et efficacité ! Bernard avoue prendre un réel plaisir à son volant mais qui passe par une puissance bien accrue qu’accepte d’autant plus facilement sa voiture rivée au sol. J’avoue avoir eu du mal à le suivre sur les petites routes qui longent le Bassin d’Arcachon où il dirige un garage Renault.

« Le moteur d’origine n’était pas assez puissant pour la tenue de route exceptionnelle. J’ai monté un 1650 cm3 de R16 TX à culasse hémisphérique avec des grosses soupapes et alimenté par deux gros double-carburateurs de 45. Il est accouplé à une boîte à 5 rapporte contre 4 d’origine. Avec 120/130 chevaux contre 72 de série, elle est beaucoup plus nerveuse et plus rapide. ».

En 1971, date de la sortie de cette S2, Lotus comptait 4 titres de champion du monde. Ils vont se faire plus rares avant que l’écurie disparaisse en 2015

Rêves d’enfant

« A 10 ans, je jouais avec un garage et des petites voitures comme tous enfants. Je rêvais d’avoir un garage. Après des études d’ingénieur je suis rentré à l’Aérospatiale puis un jour de 1989, j’ai acheté un garage alors que ce n’était pas ma profession. J’accomplissais à prés de 40 ans un rêve d’enfant » explique-t-il.

Bernard qui va laisser son affaire à ses enfants va avoir davantage de loisirs pour s’occuper de ses voitures. Pas question de vendre la Lotus. Un proto Alpine des 24 Heures du Mans serait son rêve, hélas inaccessible financièrement. Une Berlinette Alpine l’en consolerait  » Elle est trop chère mais j’espère en trouver une à restaurer comme la Lotus ». Espérer, c’est choisir son rêve !

Retrouvez l’essai de la Lotus Europe par POA en AVRIL 2016

L’avis des Petits Observateurs !

27 commentaires au sujet de « Lotus Europe : Laisser passer les rêves »

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

  1. Chris

    Salut ! Cette voiture a vraiment l’air minuscule 😀 ! Mais au niveau esthétique, il n’y a rien à redire. Elle est magnifique. D’autant plus que la couleur est rare pour une automobile. Ciao !

    Répondre
  2. Patrice

    Merci pour ce reportage qui met en avant cette superbe auto.
    Un toute petite erreur a signaler dans le chapitre « Réalisée à économie ». La boite de vitesse n’est hélas pas dans le même sens que le berline Française (R16). Même si elles ont la base commune des 336, la boite a été spécifiquement préparée par Renault pour les Europe à cause du retournement.
    Ces voitures restent abordables. Pour un plaisir de conduite extraordinaire.

    Répondre
  3. Georges

    J aime beaucoup , merci pour ce reportage sur cette étonnante voiture que j’avoue ne pas connaître mais je vois que tous les lecteurs de POA la connaissent . jJai honte !

    Répondre
  4. BLANDIN Serge

    pour ceux qui s’intéressent aux réalisations extraordinaires d’artisans qu’on ne peut trouver que chez ces fous de british , jetez un œil à ce qui se fait chez Banks , qui produit depuis plusieurs décennies en toute discrétion une reproduction de Lotus Europa qui est à tomber par terre ( c’est vraiment le cas de le dire ! ) , le modèle « de base » animé par un simple Vauxhall/Opel actuel qui sort tranquillement 200 ch , le chassis étant totalement remis à niveau , avec un concept plus dans le genre TVR multitubulaire , et des évolutions qui semblent sans limite , encore plus basse et élargie au niveau des ailes , avec des mécaniques démentielles !

    Répondre
  5. Georges Piat

    Magnifique, j’adore ces anglaises très rares. J’imagine les sensations au volant et je pense qu’un moteur, même de puissance modeste suffit. Avec une caisse légère, on s’amuse tout de suite. Comme avec une Seven… Sacré Colin !
    Et bravo pour la restauration.

    Répondre
    1. Nabuchodonosor

      J’ai joué avec un Colin dans ma jeunesse, nettement moins visionnaire cependant…
      Comment qui s’appelait déjà Nom de Dieu ?
      Ah j’y suis : Maillard !
      🙂
      Nabuflingueur

  6. Commandant Chatel

    Merci, Patrice, pour cet article sur une de mes autos préférées…
    …mais qui m’est interdite à cause de ma taille et de mon… poids.
    Tant pis, je l’adore quand même.
    Pourquoi ? Parce que quand j’étais môme, j’allais voir ma chère grand-mère à Neuilly, et il y en avait une violette très souvent garée avenue du Roule. Dans la contre-allée.
    C’est aussi bête que ça.

    Répondre
    1. Georges Piat

      Il y avait des couleurs géniales à l’époque ! Je connaissais une Ford Capri violette… Avec capot noir mat pour dissiper la chaleur moteur.

    2. L54

      Bonjour mon Commandant.
      Pourriez vous me dire à quelle époque , vous avez vu cette Lotus Europe violette , rue du Roule à Neuilly ?
      Il se trouve que j’ai une Lotus Europe S2 qui fut violette dans son passé. Et , comme ce modèle était plutôt rare à l’époque, et plus avec la couleur violette, il y a des chance pour que cette Lotus fut la mienne…

      Amitiés

  7. SBritany

    Splendide restauration ! Et merci pour la qualité des photos.
    Des souvenirs remontent immédiatement, à 25 ans (désormais 70) 1,88 m, 60 kg (à l’époque) j’ai vendu ma Méhari pour en acheter une, exactement de ce jaune.
    L’année suivante, j’ai rencontré l’amour et, encore un an après, ma femme étant enceinte de plusieurs mois nous décidâmes de nous en séparer, car même avec un
    chausse-pied…

    J’en suis à ma 42ème voiture (un grand cherokee) et je dois dire que peu m’ont laissé des souvenirs impérissables à l’exception:
    – de ma Lotus (sensations dues à la direction, à la proximité du sol, et super pour l’ego : il suffisait de s’approcher sans appel de phares pour que les utilisateurs
    de la file de gauche se rabattent, l’impression facile d’être un as du volant, conso très basse.
    Mais, claustrophobie, d’où très vite et par beau temps, la nécessité de dévisser les quarante douze vis de la fenêtre conducteur, fortes odeurs d’échappement
    venant des autres véhicules dans les embouteillages, nécessité de pomper lors de freinages impératifs, bref pas une voiture pour tous les jours mais quels souvenirs).
    – Une Triumph Spitfire MK2, en fait ma 1ère voiture, payée avec des stages d’été (une véritable savonnette mouillée justement sur sol mouillé, mais le bruit et
    les cheveux au vent avec cette impression de rouler à 140 quand vous n’êtes qu’à 80, je l’ai prêté à un « ami » qui est rentré dans les grilles d’un square, j’ai encore
    son volant sur un mur de mon bureau….
    – Une 104 ZS, avec laquelle je me suis bien régalé (direction précise, freins efficaces, bruyante etc…)
    – Pour les autres, de belles berlines de fonction, bof !

    Répondre
  8. Gran Turisto

    Merci pour ce reportage intéressant et instructif sur un engin fortement désirable.
    Bien que dépassant d’au moins 8 cm la taille maxi recommandée, j’ai pris le risque de m’y aventurer et j’espère que vous ne m’en tiendrez pas rigueur. Je me tiens néanmoins prêt à répondre de mes actes devant la juridiction concernée le cas échéant (en même temps je dis ça alors que je sais qu’il n’y a pas -encore- de ministère de la justice POA…)

    PS. Pour une fois, j’apprécie beaucoup l’intégration de la tablette dans le tableau de bord et ses drôles de petits cadrans ronds disséminés sur le fond d’écran façon bois… une idée à creuser pour les constructeurs?… 😉

    Répondre
  9. Pascal DeVillers14

    Bonjour,
    Elle est belle cette Lotus jaune avec son interieur bois,comme dirait quelqu’un que nous connaissons bien ; on en mangerait.
    Elle me rappele la même en jaune que j’avais en modèle réduit étant enfant.
    Des voitures comme cela ca fait partie des mythes de l’histoire de l’automobile.
    Et dire que LOTUS aujourd’hui ne fait plus partie des paddocks de F1,heureusement il y a toujours ces fabuleuses petites autos de routes ,fidèles aux principes de leur père créacteur. . J »espère en posséder un jour , une EXIGE par exemple me plarait beaucoup.
    Et comme vous le dites si bien Monsieur VERGES ,espérer c’est choisir ses rêves ,alors j’espère très fort.
    Très beau et intéressant article,c’est toujours un plaisir de vous lire.
    Pascal

    Répondre
  10. Dubby Tatiff

    Elle est vraiment en très, très bel état. Ça fait réellement plaisir de constater le soin qui lui est apporté.

    L’arceau cage n’est pas du luxe compte tenu de la conception de la voiture. C’est un choix judicieux. J’avais découvert cette voiture en regardant une émission américaine sur les voitures tunées, un peu moins caricaturale que les autres que l’on voit habituellement, animée autour d’un type sympa dénommé Mr Foose qui possède une sensibilité et un goût très sûr en plus de ses compétences mécaniques. Ils étaient partis sur une base de Europa S2 d’un gars qui bossait pour Jay Leno et … le chantier s’était prolongé pour finalement ne plus laisser quasiment une pièce d’origine, tout en laissant parfaitement reconnaissable la voiture d’origine. Vraiment du beau boulot.

    Vous trouverez aisément l’émission sur Youtube si vous aimez les émissions de petrolhead US, en tapant « Foose Lotus Europa ».

    La seule expérience que j’ai des Lotus a consisté à conduire une Lotus Seven, une Caterham. C’est très plaisant. Ça doit se rapprocher, en plus « motardesque », de la Europa en terme de sensation.

    Répondre
  11. Chapman

    J’avais été très surpris de découvrir un moteur français dans cette Lotus si originale et avouons le assez choquante à l’époque. Comme Patrice je mesure bien plus d’un mètre quatre vingt et je l’ai jamais pu pénétrer l’habitacle alors que l’occasion s’est présentée au moins deux fois. On ne le dira jamais assez. Le monde ne vaut rien aux plus d’un mètre quatre vingt.
    Ça a été la voiture de Spirou durant quelques épisodes.

    Répondre
  12. 'pablo

    C’est pour moi l’égérie de la marque, comme dit plus haut elle a fait partie de mes miniatures.
    L’ironie, je ne l’ai jamais vu en vrai, alors que ses descendantes sont fréquentes sur nos routes.
    Alors John S, qui emmenez vous en balade? Emma? Tara? ou Purdey?

    Répondre
  13. François

    Bonjour,
    Que de souvenirs a la vue de cette Europe jaune….a quelques détails près je possédait la même dans les années 70….j’habitais dans le Sud ( dur, dur, l’été avec les vitres fixes et la chaleur du radiateur..) et c’est un authentique plaisir de tourner avec sur le circuit du Luc ou le Castelet….
    Pour la fiabilité….( la quoi..? ) tout a été dit ou presque dans le reportage et la vidéo…même si les nombreuses modifications amélioraient le bilan….mais il ne fallait pas avoir peur de sortir les outils assez souvent… Sinon il me reste de grands moment de joie que le temps n’efface pas….on ne peut revenir en arrière….de toute façon l’Europe n’aime pas la marche arrière…
    Apres l’avoir quitté et comme je suis maso coté mécanique j’ai acquis une Panhard 24CT ( deux même…) mais c’est une autre histoire, et bien plus…
    François

    Répondre
  14. Drucker

    « Light is Right », Formidable !
    Merveilleuse citation de Monsieur Chapman, mise en musique par lui-même, sous vos applaudissements…
    Ne pas confondre toutefois avec le « Live is Life » du groupe Opus des années quatre-vingt ou le non moins célèbre « White is White … hippie-hippie-pie » du regretté Michel Delpech…
    … Formidable !

    Répondre
  15. Nabuchodonosor

    J’avais presque la même quand j’étais gosse. Je crois qu’elle était jaune et bleu et plutôt construite solidement par… Dinky Toys. Evidemment à l’époque je n’avais aucune idée du moteur dont profitait l’originale puisque sur la version réduite que je possédai, version adaptée à mes petites mains agiles, le moteur c’était moi.
    Les souvenirs remontent : Puissance et bruitage à discrétion on n’entendait que moi dans la maison, je laisse votre imagination faire le reste…
    Bernard, votre bagnole est top ! Merci de nous la faire partager.
    🙂

    Répondre
  16. John Steed

    Pourquoi ce cintrage sous la ligne de toit en haut des vitres latérales qui pique les yeux ?
    Voilà qu’à chaque reportage sur cette Lotus cela me chicane et je ne parviens pas à me l’expliquer…
    Une déformation due au temps qui passe ?
    D’avance, merci.

    Répondre
    1. Dubby Tatiff

      Ce détail attire le regard, c’est certain. J’avais toujours imaginé qu’il s’agissait d’un défaut de fabrication dû au moule de la carrosserie en polyester.

    2. François

      Oui, un détail stylistique pour le concept d’origine avec les vitres fixes…qui pose problème avec les vitres descendantes….l’étanchéité étant déjà tres perfectible…mais on l’aime quand même malgré tous ses petites imperfections….une vraie personnalité cette Europe… C’est une voiture a finir soi même..et savoir trouver des solutions là ou le staff technique de Lotus a oublier de se pencher vraiment….le pied pour les accros de la clé d’1/2 pouce…(12,5mm)

    3. John Steed

      J’ai tout d’abord pris votre réponse pour argent comptant, Gregory.
      Puis j’ai cherché à comprendre quel pouvait donc être ce point de vue voulu Monsieur Hickman.
      Un début de réponse peut-être dans la vidéo jointe.
      Une vue de l’intérieur du cockpit nous renseigne sur la continuité des lignes. Faites un arrêt sur image aux environs de 3.24min, vous verrez, c’est parlant.
      A part cela je ne vois pas qui d’autre que Madame Peel…

    4. BLANDIN Serge

      J’espère , John Steed , que vous n’ignorez pas la sublime Mrs Peel roulait en Lotus Elan , la Lotus Europe ayant été plutôt attribuée à la « craquante » Tara King ( qui avait débuté dans ses premières apparitions au volant d’une rarissime AC 428 , association d’une base de AC Cobra habillée en Italie par Frua , de mémoire , copie quasi conforme d’une Maserati Mistral !)

    5. Nabuchodonosor

      Bravo John !
      … Sans compter que le prolongement de la ligne du parebrise en fuite oblique latérale jusqu’à hauteur de la ligne des yeux doit nettement accentuer la sensation de vitesse au volant.

      Rappelons grosso/merdo que, la vision périphérique est celle qui précisément donne la perception du mouvement et plus c’est sur le côté de l’œil, plus ça va vite.
      Quand l’ingénieux Colin se préoccupait du poids, Ron peaufinait, quant à lui, les sensations perçues.

      Une collaboration prolifique donc et quelle imagination : However this is « Just an illusion »
      https://www.youtube.com/watch?v=xQ95XzvJtvs
      🙂
      Nabillusionniste