Suzuki Ignis 1.2 l micro Hybrid Allgrip : on l’adore !

Le trio POA est unanime : la nouvelle Suzuki Ignis est une réussite totale. Mignonne, agile, compacte, 3,70m, maniable, bien équipée et confortable, économe, 5,4 l au 100 km, dotée d’un très bon rapport qualité/prix, 17 690 euros en version essence 90 ch hybride, Allgrip 4X4, Pack GPS, l’Ignis n’a tout simplement pas de concurrente directe à ce prix là, à part la Fiat Panda 4X4.

 

 

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Des voies larges sur caisse assez étroite donnent le sentiment que son châssis inédit est celui d'une autre voiture

Des voies larges sur caisse assez étroite donnent le sentiment que son châssis inédit est celui d’une autre voiture

Jolie présentation avec un gros tachymètre très visible.

Jolie présentation avec un gros tachymètre très visible.

La tablette tactile est uniquement proposée sur les niveaux deux et trois

La tablette tactile est uniquement proposée sur les niveaux deux et trois

Construite au Japon, l'Ignis qui reprend un nom déjà utilisé par Suzuki, ne mesure que 3,70 m de long

Construite au Japon, l’Ignis qui reprend un nom déjà utilisé par Suzuki, ne mesure que 3,70 m de long

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Notamment la console centrale qui donne une touche plus gaie aux revêtements tristes

Notamment la console centrale qui donne une touche plus gaie aux revêtements tristes

Suzuki Ignis. Petite mais costaude & joyeuse !

Par Patrice Vergès. Avant, un crossover ou un SUV, c’était pour escalader les chemins creux. Aujourd’hui, un SUV, c’est pour aller chercher les enfants à l’école et faire ses courses chez Lidl qui est en train de devenir le plus branché des petits supermarchés

La nouvelle Suzuki Ignis ne pointe qu’à 3,70 m de long, dimensions qui en font d’abord une citadine plutôt qu’une routière. Ce qui n’exclue pas un physique de baroudeur genre 4X4 avec des voies qui semblent trop grandes pour elle, une garde au sol surélevée et des barres de toit pour transporter le fruit de sa chasse.

4X4 n’est pas excessif puisque l’Ignis est proposée également en quatre roues motrices grâce à un viscoupleur contre 1500 euros supplémentaires. Son principal terrain de prédilection n’est pas la route. D’abord parce que son vif 1200 cm3 4 cylindres 90 ch (celui de la Baleno) donne trop de voix lorsqu’on le sollicite. Ensuite, parce que sa suspension arrière n’est pas toujours tendre pour les reins. Soyons honnête, elle est plus douce sur la version à deux roues motrices confiée à un essieu de torsion que les optimistes appellent semi-indépendant et les pessimistes, semi-rigide. A vous de choisir ? En quatre roues motrices, c’est un véritable essieu rigide qui vous rappelle à son bon souvenir lorsqu’on passe dans les saignées. Je n’ai pas le souvenir que la 404 de mon papa était aussi dure. Mais, c’était il y a longtemps !

S comme séduisante

Mais tout ceci n’a aucune importance. Car on achètera vraisemblablement une Ignis pour son esthétique. Avant de rentrer à bord, faisons le tour rapide de cette petite auto. Avec ses ailes renflées, son dessin original de custode à trois griffures, la Japonaise semble plus massive qu’elle ne l’est réellement. Elle est surtout assez étroite (1,66 m) ce qui peut être une qualité en ville et un défaut si sa petite famille ressemble à Arnold Schwarzenegger. Bien sûr, pour avoir droit aux craquantes jantes en alliage de 16 pouces et élargisseurs d’ailes et glaces surteintées, il faut grimper à la finition deux ou trois nommées Privilège ou Pack. Si on passe par la case peinture bicolore et quelques touches de personnalisation sous formes de stickers ou entourage de couleurs de veilleuses et de rétros, l’Ignis devient encore plus séduisante.

L’habitacle séduit avec au design épuré avec un écran tactile qu’on a envie d’emporter avec soi en sortant tant il ressemble à une tablette. Notons la recherche au niveau du dessin comme les barres d’ouverture de portes ou les boutons rotatifs de réglage de ventilation. Il ne faut pas regarder de trop prés la qualité des plastiques ni des revêtements des sièges mais au prix ou est proposé cette Suzuki il n’y a rien à médire. Pour 3,70 m, il y a de la place à l’arrière d’autant que la banquette avance ou recule sur 17 cm libérant un coffre que Suzuki vante pour être le plus grand de sa catégorie avec 267 litres

Micro Hybride

Légère (850 kilos), l’Ignis est hyper-maniable en ville où elle tourne sur elle même. Contre 800 euros de plus, on peut disposer de la version hybride SHVS qui fait appel au même principe que la Baleno. Un mini-moteur électrique de moins de 5 cv alimenté par une petite batterie (15 kilos au total) rajoute 50 Nm de couple à bas régimes en donnant plus de ouaté et de force au 1200 cm3 pas généreux à bas régimes. C’est bien mais pas transcendant et les gains en CO2² (moins 7 grammes avec 97 g/km) et en consommation sont très faibles et non amortissables en moins de 100 ans d’utilisation au minimum.

Mais la SHVS l’autorise à être considérée comme une hybride et de bénéficier de quelques de ses avantages notamment en cas de restriction de la circulation, gratuité de la carte grise et peut être l’exemption de la TVS. Dommage que la version atmosphérique ne bénéficie pas du Start-Stop qui, à lui seul, représente le subtil gain d’économie avec une consommation moyenne de 5 litres aux 100. Chiffre qui fait regretter la capacité trop réduite du réservoir de 32 litres qui nourrira le sentiment à ses utilisateurs de passer trop fréquemment à la pompe.

L’Ignis rentre en concurrence avec la Panda autant en deux roues motrices qu’en quatre et d’autres petites urbaines typées moins SUV. Elle a pour elle, une esthétique très réussie et des tarifs qui tiennent bien la route. Ils ne sont pas définitifs à l’heure où est publié cet essai mais ils devraient, remisés, tourner entre 11 000 euros à un peu plus de 15 000 euros pour une version pack hybride 2 roues motrices.

L’avis des Petits Observateurs !

20 commentaires au sujet de « Suzuki Ignis 1.2 l micro Hybrid Allgrip : on l’adore ! »

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  1. Nabuchodonosor

    Cet arrière qui fait débat, ce petit truc vintage que vous semblez connaître Madame la Ministre, ne serait-ce pas tout simplement l’éavocation de l’Alfasud ? De la coupe nette du montant de custode aux trois griffures, jusqu’au tombé du coffre vertical et plat cette Ignis est un hommage du Centro Stile Suzuki de Robassomero (vicino a Torino, naturalmente) au Maître Giorgetto Giugiaro et à son trait de génie lorsqu’il dessina l’Alfasud sortie en 72, cinq ans avant de remettre le couvert avec la Cervo. Regardez là-bien, cette Ignis avec ses yeux soulignés de Leds tel un eye-liner, elle est une merveille de petite voiture de campagne qui va faire craquer jusque dans les quartiers cossus, à n’en pas douter. Swift, Baleno, Ignis, en s’attardant un peu sur le design on remarque que la gamme du nippon est en train de se métamorphoser petit à petit sous les coups de crayons transalpins…
    Nabuderetour
    🙂

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    1. Jean-François Bertrand

      Je me suis dis la même chose, concernant la similitude de 3/4 avec l’Alfasud, et c’est encore plus marquant quand on examine des photos de la Cervo et autre Fronte, et il n’est point effronté de dire où le maître Italie est allé cherché son inspiration pour le design de ce « kei coupé » : dans ses tiroirs à calques !
      Tout à fait de votre avis cher Nabuchapalcompaplantédanloeil !

  2. Rey

    Je trouve cette Ignis très moche. L’avant passe encore mais alors l’arrière … 18000 € ca fait cher l' »originalité » …
    Après les goûts et les couleurs …

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    1. Hugo

      L’avantage c’est çà potentielle fiabilité et son homogénéité. C’est une voiture performante, polyvalente, pratique, spacieuse et utilisable sur longue distance semble-t’il… Un captur a côté a les plastiques qui laissent des marques et des rayures et est plus cher. Globalement il n’aura certainement pas la fiabilité d’une Suzuki. C’est comme une Daihatsu, il paraît que c’est une valeur sûre tellement ces voitures sont sans histoire bien qu’elles ne sont pas super belles.

  3. Hugo

    Je trouve que le blanc inhibe toute tristesse dans cette voiture. En revanche les sièges synthétiques c’est moyen. On aimerai des tissus plus clairs. De la laine, du lin, du chanvre et en synthèse du velour mais pas ce nylon noir que l’on voit partout. L’arrière il est assez simple mais je le trouve en cohérence avec la voiture. Merci pour la parenthèse Ajax 😉

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  4. M. Guillaume

    j’ai une Ignis, depuis mars, je l’ai choisi pour sa petite largeur, sa polyvalence, une bonne position pour le conducteur, les aides à la conduite et son poids (je trouve plus agréable, en sensation une voiture légère, et une consommation vérifiée de l’ordre de 5,8 L sur autoroute) , surpris positivement par son comportement routier sur de longs trajets, (un réservoir d’essence trop petite). Pourquoi acheter une voiture chère quand nous avons actuellement des avancées technologiques rapides, gardez votre argent pour offrir du Champagne aux Petits-Observateurs.

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  5. Jean-François Bertrand

    Je conseille à notre chère Ministre de la Féminité un petit re-visionage de la péoade sur l’Ignis au salon de Paris pour avoir une explication sur les trois griffures sur les custodes:
    http://www.petites-observations-automobile.com/2016/10/suzuki-ignis.html
    On pourra ainsi remarquer que notre Prime Minister n’a pas bougé d’un micron pour ce qui est de son point de vue sur la partie arrière:
    « Il est intemporel dans le manque d’audace ! »
    ;-);-);-)
    Suite à cette péoade et l’article l’oncle Pat qui ont eu pour effet d’aiguiser ma curiosité, je suis allé la voir en concession et j’avoue qu’elle m’a tapé dans l’œil !
    J’aime ces voitures qui ne se prennent pas pour ce qu’elles ne sont pas.
    Je ne sais pas si ses aptitudes en tout terrain sont en mesure d’égaler celles de la Panda, raisons de son succès de part et d’autre du Mont Blanc.
    Si c’est le cas, le gentil nounours transalpin dont a du soucis à se faire !
    Comme vous j’aime aussi son petit côté kei cars qui apporte un peu de fraîcheur dans ce monde de Stupid Ugly Vehicule !
    Les designers de ces derniers devraient d’ail se (re)pencher sur les fondamentaux de leur métier dont le Range série 1 (merci Laurent !) en est un exemple caractéristique!
    Qu’est-ce qu’il est beau ! A la fois intemporel et si représentatif de son époque! Un chef d’œuvre! D’ailleurs les générations suivantes n’ont jamais eu sur moi ce wouahou effect de la première mouture, surtout en trois portes.
    On a vite fait de se rêver Montand dans « le choix des armes »…
    Et je suis sûr qu’en mode gentleman farmer pressé de couper à travers bois, il est encore capable de laisser loin derrière lui la ordre contemporaine dont les seuls exploits sont les franchissement de trottoirs.
    Super triptyque ! De la péoade comme j’adore !

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  6. Piat Georges

    Oui, c’est la voiture qui donne envie de rouler dans l’herbe parce qu’elle est « so cute », parce qu’elle donne envie de jouer, parce que ça nous change de ces SUV habituels.
    Je pense au contraire que l’arrière va très bien avec l’avant : Il fallait casser le côté traditionnel pour que le fun soit au rendez-vous.
    Elle me plaît bien cette petite Suz.

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  7. Hugo

    Donc caradisiac disait de la m—e sur la tenue de cap de cette auto. C’est à croire qu’ils sont payés à dire du mal des marques « marginales ». Sinon j’ai vu les perfs soit 10 secondes de 0 à 100 avec le 90cv ça me semble tonique !! Je voudrais cette voiture en vert pastel avec des sièges en velour et un toit en toile qui se déroule. J’ajouterai la roue de secours façon Jimny et un deuxième niveau de garde au sol surélevé avec protection du sous bassement. Enfin, un kit « jungle » avec projecteurs sur le toit et pneus cross ça lui irait bien. Ils pourraient même lui coller le bon turbo diesel de la panda.

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  8. Daniel

    Quand je pense de ce que l’on disait du design de la vel satis……ou plus récemment des Dacia !
    La il faut être de mauvaise foi pour la trouver séduisante celle là. !
    L Arrière est comment dire…? Hideux, oui c est ca, hideux et le profil ? Guère mieux !

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    1. Hugo

      C’est ce que je trouvais au début et puis j’ai évolué. Je trouve que ce décalage stylistique rend cette voiture personnelle. C’est peut-être à cause de manque de personnalité de la plupart des autres autos que la trouve pas mal. Il faudrait que je la vois en vrai pour avoir un ressenti plus précis. Quoi qu’il en soit elle semble faite pour durer et bien vieillir.

  9. 2rak

    ha ha ha, je suis le premier à écrire que c’est du néo retro inspiré par le suzuki Fronte coupé (l’allure,les découpes arrière sur le flanc qui étaient des entrées d’air pour le moteurs, etc)

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  10. Thierry

    Amusante POA-de à la campagne !
    Moi je vois la Datsun Cherry de 1970 au travers de cette Suzuki dont je ne suis absolument pas fan (niveau style).
    Mais comme elle vous a séduit, je m’incline respectueusement.

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  11. Chapman

    C’est une version quatre roues motrices que vous avez essayé? Parce que normalement elle n’aurait pas du patiner dans le sous bois.
    Moi qui suis Suzuki man depuis quelques années (c’est la concession la plus proche de chez moi) et qui roule en ce moment dans un S-Cross 4X4, je peux témoigner de la belle efficacité de ce système « light » qui ne grève la voiture que d’une cinquantaine de kilos et qui se gère depuis une molette très intuitive.
    Sur un chemin non déneigé cet hiver, dans vingt bons centimètres de poudreuse, avec des pneus été standard, j’avais presque l’impression de rouler sur un sol normal (n’était le silence).
    C’est vraiment une marque à découvrir!

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    1. Chapman

      Et quand on voit cette Ignis en vrai, dans une couleur un peu plus rigolote que ce gris passe partout, elle fait vraiment envie.
      Et puis pour participer au commentaire sur le design arrière, il ne me choque pas du tout et donne à l’ensemble un côté robuste…..je trouve
      😉