Rouler en voiture ancienne : le débat

Est-il possible de rouler en voiture ancienne au quotidien ? Voilà la question que pose Floriane à Renaud et Paul, utilisateurs de voiture ancienne, le premier d’une Lancia Beta coupé de 1977 et le second d’une Porsche 911 Classic T de 1970. L’occasion d’un débat sur l’image que dégage une voiture ancienne (Renaud Roubaudi roule également en Jaguar XJ40 de 1992), le retour sur investissement et la tendance du marché.

Retrouvez tous les épisodes de POA consacré à la Lancia Beta coupé :

Petites Observations Automobiles (POA) : la vie, les gens et leurs histoires de bagnoles !

img_3484

img_5487 img_3647 img_3862 img_3865 img_3863 img_3649 img_3642

L’avis des Petits Observateurs !

24 commentaires au sujet de « Rouler en voiture ancienne : le débat »

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

  1. lp2b

    L’historique prends de plus en plus de place dans le monde des passionnés du Rallye, ce qui prouve bien qu’il y a un très réel intérêt de faire revire et de rouler tous les jours nos anciennes, qui quand nous étions plus jeune nous faisait rêver avec au volant des grands noms de la compétition automobile.
    Oui Oui pas de électronique ou d’aides à la conduite, des réparations par des sorciers de la mécanique et non avec une batterie d’ordinateurs, il est vrai que le progrès ne peu s’arrêter ou revenir en arrière.
    Le plaisir de la véritable conduite avec des odeurs, des bruits spécifiques aux anciennes, certes pas trop de confort mais quel plaisir …..
    A) https://www.monteehistoriquedecampile.com/
    B) http://www.tourdecorse-historique.fr/
    C) http://acm.mc/edition/rallye-monte-carlo-historique-edition-2018/

    Répondre
  2. Pierre Mével

    Bonjour à tous,

    amoureux de la 911, je suis allé, tout de suite après avoir regardé cette vidéo, consulter les prix des 911 d’époque… Je ne suis pas un grand connaisseur en voiture de collection mais le prix m’a surpris. Plus de 150k euros pour les modèles originaux de 63-64-65…
    Est-ce que quelqu’un avec plus de connaissances en la matière pourrait me confirmer la cotation pour ces modèles?
    Merci beaucoup

    Répondre
    1. Patricks

      Porsche 911 avec moteur refroidi par air sont devenu hors de prix pour le conducteur non fortuné, il ne reste plus que les 911 avec les phares plat qui boudés par les porschiste puriste sont encore abordable pour rentrer dans le graille du 6 cyl. à plat.

  3. rezis

    Bonjour !
    je pense qu’il est possible de rouler en ancienne au quotidien mais avec moins de confort et de sécurité qu’avec une voiture moderne , par contre , pour ce qui est de la fiabilité , une ancienne sera réparable sur le bord de la route alors qu’une moderne demandera plus un informaticien qu’un garagiste .
    je me posais une question ; les modernes actuelles deviendront elle un jour des yougtimers ou des anciennes ? verra t on un jour une ZOE à retromobile ?
    bonne journée !
    régis
    ( je roule en UMM ALTER de 1992 ou en PANDA 4×4 de 2013 )

    Répondre
  4. Mat Ador

    Petit interlude technique dans ce débat passionnant avec votre permission : Gros plan sur le détail du pli dit Hofmeister (que BMW revendique éhontément) qui lui vient de son ancêtre Flavia Opera (coupé) dessinée par Pininfarina et présenté au salon de turin de 1960, On trouve déjà l’esquisse de ce pli sur la Aurelia B20 de 1953… Merci Président. Fermons la parenthèse.
    😉

    Répondre
  5. JB

    rien à voir avec l’âge, c’est juste que plus jeune, on n’a pas les moyens… En revanche, l’envie toujours présente démontre qu’on est toujours aussi jeune dans la tête

    Répondre
  6. michaël oualid

    la tendance de revenir aux anciennes est évidente, mais plus parce que l’offre actuelle est criante/hurlante d’absence de sens avec tous ces signes et gadgets qui ne veulent rien dire, que du fait d’une envie de madeleine proustienne aux alentours de la quarantaine.
    Une bonne raison de rouler en ancienne, est de rouler durable. Il éminemment plus écologique (et économique) de griller dix litres de pétrole de plus dans une vieille que de fabriquer une tonne et demi de non-sens marketing moche et conçue pour frustrer l’utilisateur qu’il faudra recycler en douce.
    Et puis oui, c’était mieux avant, car les voitures avait un dessin compréhensible, donc élégant. En effet c »est très mal élevé de gesticuler des arrogances stylistiques et des prouesses industrielles à des spectateurs qui aimeraient qu’on pense à eux, ou à minima qu’on les laisse tranquille. Sur les anciennes, les calandres sont des calandres, les phares des fonctions rapportées, les combinés sont posés sur le tableau de bord, les panneaux de portes dessinés indépendamment de la planche. C’est compréhensible, et raconte ce que c’est. C’est extrêmement reposant quand on s’installe à leur bord, il n’y a pas cette couche de débilité graphique étourdissante, cette pesanteur Marketing (et chiffrable en centaines de kilo) qui soit-disant nous ouvriraient un univers de Marque idyllique où nos plus secrets désirs seraient exaucés.

    Répondre
    1. michaël oualid

      La solution pour sortir enfin l’automobile du vingtième siècle serait de dessiner des voitures comme on les dessinait avant, mais avec des châssis et motorisations optimisés par la nouvelle puissance informatique. Et surtout avec un marketing durable et contemporain, c’est à dire d’abandonner les profits minables de la vente d’objets lourds et chers en investissements, pour privilégier l’éclosion de l’économie des services grâce à des véhicules pensés comme des plateforme commerciales solides et indémodables.

    2. Nabuchodonosor

      Je ne sais pas, c’est un peu comme pour une montre Suisse, tu ne la porte pas pour qu’elle te donne l’heure uniquement, il y a un rapport affectif et nostalgique tout à la fois, quelque chose que te tu dois posséder ne serait-ce que pour la contempler à ton gré.
      Mon fils devait avoir à peine 10-12 mois, si mes souvenirs sont exact, il se tenait déjà debout mais ne marchait pas encore seul. Un soir, alors que venais de l’assoir sur ma moto béquillée dans le garage, il se mit à mimer d’en saisir le guidon et balbutia quelques vroum, vroum, tout cela dans un large sourire… je fus surpris de sa réaction. Comment le cerveau d’un gamin nourrit au biberon, qui ne regarde pas encore la télé ni ne lit les journaux, internet n’existait pas, peut-il si précocement exprimer une passion pour un engin mécanique ?
      Vous me rétorquerez que le lien affectif passait par moi et qu’il m’avait probablement vu enfourcher la bécane deux ou trois fois. Néanmoins cette question, qui reste encore sans réponse pour moi, me renvoya à ma propre enfance, celle où, d’aussi loin que je m’en souvienne, j’expérimentai mes premières onomatopées en tenant de donner une animation sonore aux miniatures que je manipulai sans trop de précaution. Pendant ces moment-là, je m’isolai complètement, j’entrai dans ma bulle et me coupais du monde; en deux mots, j’étais heureux.
      Cette quête me poursuit encore aujourd’hui et j’avoue une passion pour les belles que je manipulai, envers celles qu’ensuite je ne pouvais pas conduire, puis que je ne pus m’offrir. Je suis moi aussi tombé dedans depuis tout petit. Une simple prestation de mobilité ne saura satisfaire pleinement mon désir. Il me la faut posséder, ce dans tous les sens du terme, une auto munie de la moindre intelligence artificielle m’échapperait déjà, il me la faut comprendre, l’entendre respirer pour mieux la bichonner, la régler, vivre avec elle en toute liberté… Je crois qu’avec une ancienne on entre dans un tout autre rapport qu’à celui du rationnel et de l’argent même si ce dernier reste là pour tempérer nos envies…

  7. tibo

    Il est vrai que le prix des Porsche anciennes a flambé ces dernières années, ce qui est vrai pour les 911 ne l’est pas pour toutes et, justement, le XJ40 dont personne ne veut, ses prix ne bougent pas voire baissent. Je suis étonné de cette conversation, nous, la masse, moi, achète t on une vintage pour spéculer ou parce que l’on aime les voitures et que l’on souhaite se faire plaisir au volant de l’une ou l’autre ?

    Répondre
    1. greg

      Un peu des deux. Il ne s’agit pas de spéculer mais d’espérer ne pas trop perdre en cas de revente. Car si la cote ne baisse ni ne monte, l’entretien coute relativement.
      Exemple: j’ai il y a quelques temps acheté puis revendu une MG au même prix. Mais entre temps j’ai mis 3000€ pour la rendre moins dangereuse (freins, trains roulants etc…) ->Bilan négatif.
      Si la belle avait vu sa cote monter de 3000€ dans le même temps, je n’aurai pas spéculé mais pas non plus perdu d’argent.

  8. jean

    Je roule en ancienne(205 Gentry 1993??) depuis 12 ans maintenant! Je n’imagine plus faire autrement
    .Je me suis autorisé à l’acheter au départ parce que je parcourais moins de kilomètres et que son agrément de conduite permettait de respecter les limitations en préservant le plaisir de conduite, toujours intact 220 000 km plus tard et de contenir le budget carburant après des années de diesel.
    J’y trouve un plaisir de conduite qui n’est plus possible politiquement aujourd’hui et que je ne ressens pas avec les derniers modèles(aussi perfectionnés soient ils).
    Bien qu’ayant dû changer dès le départ le moteur/embrayage( le moteur était hs à l’achat a 140000km), j’ai eu au fil des km, mon lot de pannes plus ou moins bien réparées par un réseau du constructeur peu motivé par le modèle et incompétent voire peu scrupuleux lors des réparations. De fait elle fonctionne mieux à 350 000 km qu’à 200000! Une véritable histoire d’amour 🙂 L’entretien régulier avec les pièces ad hoc, plus récemment (et efficacement) par un garage passionné et spécialisé sur ce modèle apporte une sérénité d’usage qui m’a fait passer par des chemins et virages de la Haute Ardèche l’été dernier sans inquiétude ni avatar. C’est mon « daily driver »
    J’ai eu eu une autre voiture de collection à la même époque (504 coupé) que j’avais fait restaurer à grand frais (Ah la tôle italienne!!) ; je m’en suis séparé faute de rouler régulièrement; je pense que c’est le souci des anciennes, elles poursuivent leur service , à relativement moindre frais à condition de roulert assez fréquemment. Une restauration trop parfaite de la carrosserie apporte son lot d’inquiétude à la moindre sortie et perspective de stationnement non sécurisé (Ah le coup de portière venu de nulle part sur le panneau de porte immaculé!!!)
    Le maintien de la cote a conforté mon approche jusqu’il y a peu de temps. L’envolée des cours (doublés en un an) et la spéculation ambiante me pose maintenant problème: je suis de moins en moins serein à la laisser stationner dans la rue (même dans la journée) si elle n’est pas à portée de vue . Pourrai- je encore l’utiliser au quotidien vers n’importe quelle destination?? La sortir uniquement pour les loisirs ne serait plus le même plaisir.
    Donc rouler en ancienne oui pour le plaisir, mais que la mode passe vite afin de se retrouver uniquement entre mordus sans les frimeurs speculateurs

    Répondre
  9. Stéphane.nc

    Sympa les photos

    Ah le marché auto des anciennes……avant tout un marché.
    Et pour tout marché ne pas perdre de vue cette courbe
    https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/c/c2/Bulle_speculative_phases.svg/400px-Bulle_speculative_phases.svg.png

    Le marché des anciennes a beaucoup monté. Enormément même en moins de 10 ans. Je serais curieux de connaître :
    > le nombre d’invendus lors des récentes ventes aux enchères: jeter un oeil sur les voitures invendues et l’évolution de ce chiffre serait intéressant. On commente et met toujours en avant le plus marquant et souvent le plus anecdotique à savoir les plus grosses ventes. Mais quid du volume qui est un important indicateur du marché : les acheteurs suivent ils ou pas? Stop ou encore?
    > Qui rachètera les voitures des baby boomers? Beaucoup se font plaisir une fois les études des enfants terminées en se payant leur rêve de gosse. Cela intéressera t’il les générations suivantes et quand bien même auront elles les moyens d’entretenir les cotes actuelles?
    > Qu’elle est l’influence des actuels taux bas dans ce boom des prix des anciennes? Ils permettent de financer aisément des actifs qui offrent des espoirs de plus value quand d’autres marchés n’offrent plus les même perspectives. Il n’y a pas que de la passion de gens qui roulent avec leur « jouet » dans la cote des autos anciennes. Beaucoup de spéculation aussi comme pour le vin, l’art….

    En tout cas une ballade bien sympathique dans un cadre magnifique.

    Répondre
  10. Benjamin

    Très sympa comme débat.
    Plusieurs points : les vrais passionnés ne parlent pas d’argent pour leurs anciennes, mais c’est la réalité de cette passion particulière. Et je plussoie Paul, même si on veut la garder, au moins on sait qu’on ne jette pas l’argent pas les fenêtres.
    Pour Renaud : la tendance est déjà très très ancrée, les gens achètent déjà des anciennes, sans être forcément fan d’auto de base.
    Pour Floriane : les jeunes aussi peuvent être fans d’anciennes. Simplement ce ne sont pas mêmes joujous. Moi c’est ma Simca 1100 (avec le prix qui est le même), pour les plus « anciens » ça peut monter sur une 911.
    En tout cas c’est toujours bien de parler des anciennes !

    Répondre
  11. MF67

    Sympa ce petit débat ! Par contre, je ne suis vraiment d’accord pour ce qui est de la tranche d’âge du collectionneur d’anciennes, surtout dans le cas d’une « seventies ». Il y a une petite minorité de jeunes fans d’autos anciennes. Je me permets de me prendre comme exemple, puisque j’ai acheté ma première ancienne à 14 ans, la passion est restée et j’en suis à ma troisième (et désormais unique, puisqu’il faut de la place…) auto. Et j’ai quelques amis/connaissances, collectionneurs de la même tranche d’âge…Comme quoi la relève est assurée !

    Répondre
  12. Chapman

    C’est drôle ce que dit Floriane à propos de vos deux autos très typées et différentes….. J’aurais dit exactement le contraire. À la Lancia le côté féminin et précieux et à la Porsche le côté « Bad boy » parfois un peu frime, le plus souvent passionnément indépendant d’esprit.
    Je suis curieux de lire d’autres avis.

    Répondre
    1. olivier

      l’intérêt des voitures c’est que les mêmes adjectifs peuvent qualifier des voitures très différentes.
      Ex : confort (pour une bx comme pour une classe S), fluidité, caractère, robustesse (mercedes ou R12), monument historique (range rover ou trabant) …

  13. Michel

    Le premier critere est d’avoir un garage ou un local pour gares « l’ancienne »
    Le gros avantage des vehicules anciens, cest l’absence d’electronique qui permet d’intervenir simplement

    Répondre
    1. Mustang98

      C’est un point de vue que je ne partage pas !
      Chez moi, l’auto familiale est un RR de 91, dans son jus, qui roule tous les jours ou peu s’en faut, et dort dans la rue (je réside en ville) 365 j/an… Et même si je prévois une belle enveloppe pour refaire les détails qui fâchent avant qu’il ait 30 ans, depuis 15 ans le coût de maintenance de ce rêve de gosse n’excède pas 1 fourchette de 1.500 à 1.800 € par an assurance incluse… Je précise que mon RR participe également à quelques sorties TT…
      Cdlt.

  14. Piat Georges

    Je crois qu’il faut vivre sa passion avant tout même si dans certains cas, on peut retrouver ses billes mais cela dépend vraiment du modèle convoité. Ne pas oublier non plus les frais de parking qui, au bout de 15 ans peuvent commencer à chiffrer.

    Répondre