Souvenirs d’Autos (133) : la Peugeot Clope

Une rubrique pilotée par le Commandant Chatel. Cette histoire m’a été envoyée par Arnaud T. fidèle Petit Observateur et… non fumeur ! En cette journée mondiale sans tabac, POA devait bien faire un geste !

Voiture sur un chemin boueux, à La Lande-de-Goult

Voiture sur un chemin boueux, à La Lande-de-Goult

Qu’est-ce qui peut bien conduire un Petit observateur à parler d’une Peugeot 207 SW ? Ceux qui suivent se rappelleront que c’est la voiture du père de notre Président, qui, il y a quelques années, a dit tout le bien qu’il pensait de sa « fidèle » petite Peugeot, lors d’une péoade familiale très enjouée destinée à parler du phénomène 2008.

Cette voiture a aussi été la mienne et, en cette journée mondiale de lutte contre le tabac, j’aimerais raconter comment ma 207 SW ne m’a vraiment pas coûté cher : je l’ai achetée après avoir arrêté de fumer !

Printemps 2010. Ma Peugeot 206 Quicksilver vient de dépasser les 155 000 km. C’est ma première voiture neuve, un modèle d’exposition. Je l’adore, même si je l’aurais préférée en SW. Le chuintement si caractéristique du 2.0 HDi à l’accélération me plaît toujours autant mais je vais devoir envisager des frais d’entretien courants assez conséquents. Et puis, surtout, j’ai envie de changer. Le plaisir me titille. Et dans ce cas-là, tous les prétextes sont bons, on ne vit qu’une fois…

Il s’avère que j’ai arrêté de fumer à l’automne 2003 (deuxième tentative), après vingt-deux années de dépendance. Un petit paquet par jour, 130 € par mois. Au printemps 2010, après quatre-vingts mois sans une seule cigarette – vive la liberté – la calculette affiche 10 400 € d’économies au compteur. Un long break pour passer à un petit break.

J’avais repéré une Peugeot 207 SW peu kilométrée. Un essai et l’affaire était conclue : 13 990 € – 3 800 € = 10 190 €. Soit, à quelques dizaines d’euros près, la somme économisée depuis que j’ai arrêté de fumer. Une auto plaisante, pratique, économique, bien pensée. J’ai roulé sans souci près de 100 000 km avec ma « voiture clopes », comme je l’appelais dans mon for intérieur.

Peugeot 207 SW en campagne

Peugeot 207 SW en campagne

Et puis, la suivante… Mois après mois, j’ai peaufiné ma shortlist (c’est d’ailleurs comme ça que j’ai découvert POA). J’ai craqué cette fois pour une voiture de démonstration, une Citroën C4 HDi EAT6 Millenium, agréable, discrète, efficace. Une série spéciale, avec une seule option : le kit fumeur.

Cette rubrique est la vôtre !

Racontez vos anecdotes au Commandant Chatel par mail (thibautchatel@icloud.com), il se chargera de les publier. N’oubliez pas que pour « Souvenirs d’Autos » nous cherchons de l’anecdote, de l’humain, de l’humour, de l’émotion. On oublie un peu l’arbre à came et le Weber double-corps… Et si possible, joignez à votre histoire des photos…. On adore ça chez POA ! Merci.

Ma voiture dans les champs

Ma voiture dans les champs

 

 

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11 commentaires au sujet de « Souvenirs d’Autos (133) : la Peugeot Clope »

  1. Tauziat guillaume

    Très bonne histoire mais j’ai pas compris un truc l’option fumeur cela voudrait-il dire que vous ayez commencer à fumer?

    1. Arnaud T

      Ah non, c’est seulement l’ironie de l’histoire. C’était une voiture de démonstration, je n’ai pas choisi l’option.

    1. Nabuchodonosor

      Qu’il soit mis dans l’essence ou dans les clopes, de toute façon ton pognon partira en fumée !
      :-)
      Nabuphilosaturdaymorning

  2. Nabuchodonosor

    Merci pour cette fumeuse histoire Arnaud T, vous avez fait le bon choix puisque la C4 fait un tabac et avez bien fait de ne pas mégoter des clopinettes sur le kit !
    :-)
    Mes respects mon Cdt (Chlac !)

    1. Nabuchodonosor

      Ma première sèche :
      Nous sommes au début des années 70 (année érotique +1), un samedi en fin d’après-midi à Genève. Le printemps verdoyant combiné à l’adolescence naissante me fait bourgeonner la face. Mon pote et moi sortons du complexe sportif patinoire-piscine des Vernets et par habitude, nous dirigeons tout droit au bar à café pour dépenser dans une crème glacée (ou une sucette à l’anis) les trois sous Suisse qu’il nous reste en poche et que nous ne savons jamais garder (moi non plus). Là, nous tombons quasiment nez à nez avec Jane et Serge attablés en terrasse, accompagnés d’une troisième personne inconnue… Et qui le restera (…pour Levallois changez à l’opéra…). Il faut dire que l’immeuble de la Radio-Télé-Suisse (sauf erreur, TSR-SSR à l’époque) est à deux pas, juste de l’autre côté de l’Arve… Comme on est jeunes et cons, on s’approche et essayons d’engager la conversation avec notre vocabulaire d’ados. Je tente donc un idiot et timide « z’auriez pas du feu ? » au couple vedette tout en portant une main repliée à la bouche, l’index et le majeur néanmoins tendus en esquissant un geste de va et vient (…et-je-te-re-joins…Oooh !). De suite, Serge me lance d’une voix grave et éraillée « Tu veux une sèche ? » en me tendant un paquet bleuté de brunes françaises sans filtres… Ce sera la première clope de ma vie…. Et la dernière je crois bien… La quinte de toux sèche qui sortit de ma bouche à la première et seule bouffée que je pris, mis l’assemblée dans une hilarité telle que j’en devins alors aussi rouge que les bourgeons qui ornaient mon front… Sans demander mon reste, je me souviens avoir pris la poudre d’escampette à grandes et gauches enjambées (ne-vous-dé-plai-se), attitude que je vais bien entendu regretter longtemps…
      Nabu-Shebam, Pow, Blop, Wiizzz…
      :-)

    2. Maître Capello

      « Le printemps verdoyant combiné à l’adolescence naissante me FONT bourgeonner la face. »