Café Garage Novembre 2016 : Carlos Ghosn a-t-il trahi la France ?

Au menu de ce café garage animé par le trio POA, Renaud Roubaudi, Cédric Fréour et Floriane Brisabois : la Volvo S90 Excellence, les dalles solaires Wattway de Colas, les tuiles solaires de Solar City (Tesla), les retraits d’Audi du championnat du monde d’Endurance (WEC) et de Volkswagen du championnat du monde des rallyes (WRC) suite au Volkswagen gate et enfin, la récente alliance Nissan-Mitsubishi menée par Carlos Ghosn. A ce sujet, en deuxième partie, POA reçoit Jean-Luc Barberi, journaliste et directeur de la publication du magazine Pop Story (http://www.popstorymag.com), qui pose la question de savoir si Carlos Ghosn a trahi la France en privilégiant les intérêts de Nissan au détriment de ceux de Renault. Un débat forcément très animé.

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L’avis des Petits Observateurs !

34 commentaires au sujet de « Café Garage Novembre 2016 : Carlos Ghosn a-t-il trahi la France ? »

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  1. Dubby Tatiff

    « Fort d’une hausse de 16,8% de ses immatriculations par rapport à novembre 2015, Renault a ravi le mois dernier à PSA la place de deuxième constructeur automobile européen en terme d’immatriculations de voitures particulières neuves depuis janvier, derrière Volkswagen.
    Selon les statistiques publiées jeudi par l’Association des constructeurs européens d’automobiles (ACEA), Renault a écoulé 1,348 million d’unités en 11 mois sur le Vieux continent, tandis que PSA, dans le rouge en novembre (-4,3%) en a livré 1,342 million. »

    http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2016/12/15/97002-20161215FILWWW00086-automobile-renault-ravit-la-2e-place-europeenne-a-psa.php

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  2. jcman

    Je suis un peu, voir très, déçu de ce que je viens de voir, surtout après la présentation faite: un journaliste d’investigation!!!!
    Et bien, je me demande a quoi sert tant d’investigation, pour sortir autant de bêtises en si peu de temps.
    A part Renaud, j’ai retrouvé dans tout les intervenants un sentiment anti-Renault très accentué.
    Renault est présenté comme une marque qui n’en est presque plus une. Mais, je peu vous dire que Renault a toujours des fans. Et je peu l’affirmer, car j’en suis un.
    Je peu commencer par Mme Floriane, qui questione c’est quoi Renault. Je lui demande donc, c’est quoi Citroen.
    Un autre point, comme Audi quitte le WEC le sport auto disparait. Mais chère Floriane, le top du sport auto c’est la F1, pas le WEC, et Renault est en F1.
    En plus de la F1, Renault est en FE depuis le début, et cette discipline n’est pas cool juste parce que DS vient d’y entré. Au fait, c’est quoi DS?
    Après on accuse Renault de vouloir faire du haut de gamme avec des petits moteurs. Mais au cas ou vous ne le saviez pas, Renault vendait des moteurs assez gros il n’y a pas très longtemp (tout comme PSA), mais personne ne les achetait. Et vous savez pourquoi? Parce que les français préfèrent acheter allemand au lieu de soutenir leur industrie automobile. Résultat: V6 français, c’est fini, Vel-Satis, C6, c’est fini.
    Par contre les allemands, savent être sectaires et n’achète pratiquement que ce qui est allemand. Regarder les ventes dans les deux pays et vous comprendrez.
    Et L’électrique, c’est bien? Çá dépend! Si c’est Tesla c’est super, si c’est Renault, ça ne vaut rien. J’ai même entendu dire que PSA était mieux car ils avaient des hybrides… Si vous regardez un peu mieux la seule marque française qui vend une hybride c’est Renault avec son Scénic.
    Juste une petite question, combien de ceux qui sont autour de cette table ont une formation en Math, Physique et autres sciences? C’est bien de savoir utiliser de jolies mots, mais il est aussi très important de savoir donné un sens aux mots.

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  3. E*

    Bon, je ne suis pas un grand fan des commentaires sur les blogs mais je me dis que sur POA c’est un peu différent et puis j’ai vraiment envie de donner mon avis : Ce Barberi n’est à mon sens vraiment pas à la hauteur de POA… je ne rentrerai pas dans les arguments politiques, ni dans le procès de Carlos Ghosn, mais plutôt les arguments avancés me semblent de l’ordre du parti pris plutôt que du fait: on a l’impression que sa lecture de la situation de l’Alliance, de Renault et peut être même de l’industrie auto dans son ensemble n’est que partielle, ou partiale…

    Pour commencer, certes Renault n’a pas investit en Chine, en ratant probablement le train avant 2008 (au moment ou il fallait déjà être la ou avoir du nez…). Le business plan a ensuite été relativement simple : l’entreprise a priorisé sur sa survie, n’ayant de toutes façons pas les moyens d’investir en se lançant sur de tous nouveaux marchés. Elle a préféré capitaliser sur le Brésil et la Russie, qui ne se sont pas avérés aussi pérennes que la Chine (mais cela, personne ne pouvait le dire à ce moment la).

    Ce qui m’amène à la Russie… le rachat d’Avtovaz a été ambitieux et risqué. En effet, le marché s’est effondré suite à la chute du pétrole, mais aussi d’un situation politique dégradée (cela aurait pu arriver en Chine, pas de chance). Quoiqu’il en soit, en ce moment, Avtovaz a lancé de nouveaux modèles, bien plus séduisants, et figurez vous que ces derniers mois, les seules marques qui regagnent des parts de marché sont Renault et Lada.

    Toujours est il que c’est bien l’international, même sans Chine, qui a permis à Renault de passer la crise sans trop de dégâts. Certes, pendant ce temps la, Nissan profitait de sa présence antérieure aux States et en Chine pour exploser son nombre de ventes (qui était déjà grand mais n’est pas toujours un gage de bonne santé financière, jurisprudence GM).

    Je ne comprends pas non plus l’argument qui consiste à dévaloriser le fait que Sandouville assemble du VU et Flins des Nissan… Les usines françaises Renault sont aujourd’hui presque pleines, ce qui est bon pour l’emploi et donc pour l’état (ou l’inverse!). Dans le même temps, Douai fabrique l’ensemble du moyen / haut de gamme Renault au lieu de n’avoir que les Scenic (le créneau monospace n’est plus ce qu’il était, celui des grandes berlines non plus…)

    Pour ce qui est de la gamme, elle est aujourd’hui renouvelée, la presse (et semble-t-il le public) est emballé par le design et les produits en général (4 ans après son lancement, la Clio progresse encore en volume sur le marché Europe, le Captur se vend très bien aussi, les Espace et Talisman se vendent mieux que prévu et dans des niveaux de gamme plutôt élevés comme chez PSA…). Contrairement à ce que dit notre ami, Renault ne se prive plus d’utiliser les plateforme des best sellers Nissan pour faire le Kadjar, l’Alaskan… Et le docteur finition commence à trouver ça pas mal, il me semble…

    Dans la même veine, dénigrer Dacia et les Dacia badgées Renault à l’international (à moins que ce ne soit l’inverse, tout étant dans le groupe Renault, issu des mêmes équipes de conception au sens large du terme), je ne comprends pas, à part que ça ne flatte pas l’ego (c’est moins bandant). On rappelle juste que Dacia est aujourd’hui la 4e marque du marché France, talonnant Citroën, en 10 ans d’existence, que la Sandero est la meilleure vente en France aux particuliers… Et à l’international, on peut parler du Duster, des percées sur les marchés brésiliens, de la Kwid sur le marché Inde?
    Une dernière lollade pour la route : les « diesel pourris » de Dacia, on parle bien de ceux que Renault monte aussi sur les Classe A de Mercedes? (oui, oui, ce sont les mêmes).
    Bref, en 10 ans, personne n’est venu sur ce créneau pourtant rentable, qui correspond finalement à ce que Renault sait faire depuis toujours : motoriser les foules (4CV, scénic, R5…)

    Enfin en ce qui concerne les énergies alternatives, là aussi, ça pue le parti pris sans trop d’arguments. Même si on passe sur le fait que je crois plus en l’électrique qu’en l’hydrogène, je pense que le point de vue pris par M. Barberi est plus du niveau d’un Zemour de l’automobile que d’un journaliste d’investigation : affirmer que parier sur l’électrique est un non sens et qu’il faut aller sur l’hydrogène ou l’hybride n’est pas du tout établi aujourd’hui, c’est le moins qu’on puisse dire. Et quand on regarde la stratégie de Tesla, Merco, VW et la folie électrique du mondial 2016… On peut se dire qu’être leader de l’électrique sur le marché Europe ne peut pas être une mauvaise opération à l’heure actuelle!

    Bref, quand je regarde cette interview, j’ai l’impression qu’elle date de 2009, que M. Barberi a juste oublier de mettre à jour ses fiches et/ou a mis 5 ans à écrire son livre… Autant que pour concevoir une voiture!
    Ghosn ou pas là, n’est pas la question : les arguments ne sont pas les bons.

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  4. jacquet julien

    Avec un peu de retard je viens de me délecter de ce café garage. C’est simple c’est claire malgré la complexité du sujet. Il y a un peu de mauvaise foi comme toujours l’ais c’est bien Français. Merci à ce journaliste pour ses explications. Un futur membre du gouvernement assurément. J’ai bien envie d’acheter son journal. J’ai appris plein de choses. Merci beaucoup pour ce Café Garage exeptionnelle un peu frileux on dirait. Vous auriez du vous mettre à l’intérieur. Heureusement que le café est là !

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  5. Nicolas Z

    Financier ou stratège ? Ghosn n’est pas Marchionne que diable ! Aujourd’hui, la marque Renault s’en sort quand même bien (plus grosse progression es ventes sur l’Europe cette année !). Il y a sans doute des cycles, ou l’une ou l’autre marque est plus mise en avant. Mais globalement, la santé de l’Alliance est assez équilibrée, il n’y a pas de canard boiteux.

    Rappelons que c’est sous le signe du losange que le low cost à vu le jour (et connu le succès). L’électrique aussi est une piste importante de développement. Quant à la remarque sur le manque d’originalité de gammes, je rappelle que c’est sous Ghosn qu’ont vu le jour Qashqai, Juke, Zoé, Twizy, Captur (je ne cite que celles qui ont créé ou redéfini leur segment de marché…). Il a également réussi les contrats d’entreprise, permettant la relocalisation de certains modèles (qu’importe si Sandouville construit du haut de gamme ou des camionnettes non ?), et la production en France de modèles badges Mercedes, Nissan, Opel, Vauxhall et Fiat !
    Il a également validé le retour en F1, validé la renaissance d’Alpine, signé les plans de croissance à l’international. La marque est très présente en Russie, en Amérique Latine, et va accroître ses PDM en Inde. Au-delà du contexte pas forcément de plus favorables dans les deux premiers marchés cités, tout le monde s’accorde à dire que se sont là de vrais gisements de croissance à moyen terme. La Chine ne fera que conforter cette expansion dans les années à venir.

    Ghosn a sans doute pas mal de défauts, mais il a au moins le mérite de (parfois) reconnaître ses erreurs. Notamment avec la mauvaise passe du design Renault (la fin de l’ère Le Quément), qui était assumée puisque Ghosn prônait les voitures passe-partout, prenant pour exemple la Passat… Depuis il a changé son fusil d’épaule, avec Van Den Acker aux manettes du design, salué par la communauté des designers, et dont le succès se traduit par une hausse constante des ventes de véhicules. Le design est devenu le premier critère d’achat d’une Renault, on revient de loin !)

    Concernant l’acquisition de Mitsubishi par Nissan, souvenons-nous qu’à l’inverse, c’était bien Renault qui était aux commandes pour prendre le pouvoir chez Avtovaz. Alors oui, à la création de l’Alliance, Renault était certes en position de force. Mais le rapport de forces au niveau des ventes ne suffira pas à changer la donne. Le sens de l’histoire est sans doute davantage tourné vers une fusion du groupe Renault avec le groupe Nissan.

    Mais finalement, la stratégie de Ghosn n’est-elle pas de faire sortir l’Etat du capital de Renault dans ce but ?
    L’influence de l’Etat avait déjà causé l’échec des négociations sur le projet de fusion avec Volvo dans les années 90. L’Etat Français sortira bien tôt ou tard de l’actionnariat de Renault. Je prédis qu’à ce moment, on verra davantage de décisions audacieuses côté losange.

    Pour finir, sur l’image de Renault. Je crois que c’est avant tout une marque populaire, dans le sens noble du terme. C’est une « marque patrimoine » (un peu comme Air France par exemple), parce que c’est en partie une entreprise d’état, qui du coup cristallise encore plus les passions : c’est un peu « notre marque à tous » (même s’il est loin le temps de la Régie Nationale). On aime ou on n’aime pas, mais on en parle au café du coin.
    La marque est restée populaire parce qu’elle a su créer des produits ayant un lien fort avec ses publics. Les voitures populaires, les voitures à vivre aussi. Les gens y resteront toujours attachés, j’en suis convaincu. Même si tout comme on ne peut pas être pour l’OM et pour le PSG, on choisit son camp, entre Peugeot ou Renault…
    Arrêtons le défaitisme, et surtout arrêtons le pessimisme ! Ceux qui prédisent la disparition de la marque Renault ne comprennent ni les logiques de marché, ni les impératifs marketing, d’image et de segmentations que demande l’économie de marché. Et surtout, ils font fi du redressement remarqué de la marque, en France, en Europe et dans le monde, et du potentiel qui lui reste encore !

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  6. olivier

    Vous critiquez Ghosn mais il faut savoir que la nissan micra va être fabriquée dans l’usine française de Flins qui produit déjà des clio et des Zoé. ça va doubler la production de l’usine et créer des emplois !
    Merci qui ?….
    merci Nissan !

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  7. Dubby Tatiff

    Je n’ai pas grand chose d’intelligent à dire sur le sujet, mais comme je tiens à le faire savoir, je vous propose mes réflexions quotidiennes.

    – Tout d’abord, après les aveux de M. Vergès concernant son addiction à Opel, nous découvrons avec stupeur l’étendu du lobbying que pratique cette marque auprès des journalistes automobiles français puisque M. Barberi roule dans un véhicule à l’éclair. Un scandale de corruption en perspective ? Il y a là matière à un article circonstancié dans le numéro 3 de Pop Story !

    – Je ne voudrais pas relancer une lutte des classes alimentée par les propos de notre président au sujet de la CGT, mais lui au moins il a ses entrées chez Aston Martin. Et ça, c’est la classe à Dallas !

    – D’après Wikipédia sans qui aucun débat sérieux ne pourrait plus avoir lieu, Renault produisait 2.4 millions de véhicules en 2000 et 2.5 millions en 2015. Dans le même temps Nissan passait de 2.5 millions à 5.4 millions de véhicules vendus. Bien entendu j’ignore tout des raisons qui ont engendré ces chiffres. Mais il n’empêche que mon petit coeur en forme d’hexagone et mon esprit naturellement suspicieux s’interrogent et aimeraient avoir le fin mot de l’histoire.

    – Breaking news : D’après les annonces récentes, il semble bien que Toyota fasse le choix de l’électrique au détriment de l’hydrogène.

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    1. Nabuchodonosor

      Ce serait un scoop… Je suis dubitatif…
      Pouvez-vous citer vos sources Monsieur Snowd… euh, MonsieurTatiff ?

    2. Dubby Tatiff

      Mon cher Nabu (permettez-moi ce diminutif affectueux et plein d’estime),

      A quel scoop faites-vous référence ? En effet, mon remarquable message au style enlevé qui ferait passer la prose de Victor Hugo pour celle d’un neurasthénique, et dense comme un ristretto que même M. Paul et son expresso baladeur en est vert de jalousie, mon message disais-je est rempli de scoop ! Si !
      Si il s’agit de celui concernant Toyota, la presse s’en fait écho depuis quelques heures. Le Figaro sur le net en particulier sur lequel, j’ai trouvé l’info 😉

    3. Nabuchodonosor

      L’estime et l’affection que vous dites me porter semble plus relever de l’emploi du « mon cher » que du diminutif Monsieur Tatiff… Mais en bon gentleman je reçois avec plaisir et non sans fierté l’expression dans son entier et sans réserves… D’autant que je vous trouve en pleine forme !
      🙂
      En effet je faisais référence à votre infos de toute dernière fraîcheur, du moins à sa publication par vos soins, qui m’a surprise et même dérouté… Ne sachant malheureusement voleter ni virevolter sur le net aussi habilement qu’un petit rat sur le parquet de l’opéra, je n’ai su pêcher l’information du virage stratégique qu’aurait décidé le N° 1 mondial…
      Aussi je rappellerai juste l’ambition du choix originel, puisque maitriser l’oxydation de l’hydrogène embarqué dans une auto implique ipso facto d’en maitriser la chaine électrique qui s’en suit… Qui peut le plus pouvant le moins, même si le plus petit fléchissement d’un sourcil japonais trahissais une volonté en ce sens, cela ne remettrai aucunement en cause la ligne tracée à Aichi…
      C’est une joie de converser avec vous…
      Nabumoncher

  8. pierre

    Quand les journalistes français arreteront-ils de limiter leur regard à notre petit hexagone ???
    Nissan peut tres facilement se passer de Renault, ils sont au moins le double du losange en taille et chiffres d’affaire……quand à la gamme Nissan, elle ne se limite pas aux 3/4 modéles que l’on connait dans les concessions françaises, mais elle est extrêmement variée et riche sur le marché mondial, on y trouve de tout pour tous les pays !
    Quand on regarde les parts de marché mondial, depuis 15 ans Renault (comme PSA.) n’arrete pas d’en perdre dans les pays ils vendent, et surtout le pire pour l’image du losange….de nombreux modéles Dacia sont vendus sous le label Renault , ce qui a une tres néfaste influence sur l’image de Renault qui pour beaucoup est le constructeur du low-cost mal foutu. ….et ça n’aide pas apres à vendre des Espace ou Talisman à 30.000 e. (qui sont d’ailleurs loin d’etre des haut de gammes en qualité et prestations) !
    En realité, on peut facilement penser que Renault n’est qu’une régie nationale, qui n’a été au mieux que bien aidée par l’etat, avec un protectionnisme automobile qui se cantonnait à des importations faibles des années 60. …..!

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  9. Aède

    L’usine de Sunderland n’est pas comparable aux usines françaises dans la mesure où elle répond avant tout à une logique stratégique et politique de présence sur un marché aux caractéristiques particulières.
    De plus, cette usine est implantée dans la région du Royaume-Uni où le taux de chômage est le plus élevé du pays, et où les salariés ont accepté des conditions de travail que les syndicats français présents notamment à Flins refusent -à tort ou à raison- d’accepter. Il semble absurde de vouloir continuer à tout produire en France là où produire à l’étranger est plus rentable : ou Renault vend ses véhicules au même prix que ceux produits ailleurs et perd de l’argent et des capacités d’investissement, ou il vend plus cher et plus personne n’achètera de Renault, y compris l’État français qui privilégie ce constructeur pour ses contrats publics…

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  10. PIAT Georges

    C’est très intéressant ce focus sur les interrogations au sujet de la stratégie Ghosn.
    Juste une petite chose, je ne suis pas très Renault mais je suis obligé de reconnaître l’énorme effort qui a été déployé ces dernières années quant au design de la gamme dans son ensemble.
    On peut juger, émettre des opinions mais sans oublier qu’il y a des stratégies, des enjeux et même des clientèles très différentes dans chaque pays.

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  11. Daniel

    Après l’intervention de ce monsieur extrêmement partial, je ne veux plus lire l’article de sa revue, cela ne me parait pas très sérieux, tout comme la plupart des ses arguments.

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  12. Daniel

    Quand va-ton comprendre que ce Elon Musk est un imposteur mais un excellent bluffeur et tchatcheur donc un très bon vendeur bien sûr ?
    Les tuiles solaires invisibles ou discrètes existent déjà depuis de nombreuses années et au moins 2 sociétés qui les ont conçues sont françaises mais bien sûr leurs dirigeants n’ont pas son bagout et ne sont pas milliardaires et donc n’intéressent ou ne font pas rêver le peuple…
    http://www.luxol.fr/
    http://www.imerys-toiture.com/catalogue-imerys/tuile-photovoltaique.html
    Il y a, à ma connaissance aussi une société suédoise.

    Alors oublions un peu cette voiture née du croisement d’une Jaguar, d’une Maserati, dune Ford Mondéo et d’un fabriquant d’écran informatique, je suis persuadé qu’une Zoé a bénéficier de plus de recherche et développement qu’une Tesla, qui il faut le rappeler, n’obtient son autonomie que grâce a une batterie à forte capacité.

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  13. Philoutix

    L’incohérence chez Renault se trouve plutôt coté Sport. Pourquoi reprendre une écurie de Formule 1, la badger Renault, alors que la marque prémium du groupe est Infiniti. Comme il est dit dans la vidéo, Renault se restreint à des marchés de seconde zone quand le groupe Nissan-Infiniti couvre l’ensemble du globle. A cela s’ajoute une F1 à l’audience vieillissante dont la diffusion se confine maintenant à des bouquets payants (hors de prix) et cela dans le monde entier, pas vraiment la clientèle cible pour le constructeur au Losange. Il y a comme une incohérence que je ne m’explique pas.

    Il sera intéressant de parler Alpine dans le prochain POA dont la clientèle cible si situe entre la maison de retraite et le service gériatrique. Il suffisait d’être présent à Monaco lors de la présentation du concept Vision pour découvrir la moyenne d’age canonique des possesseurs d’Alpine. Ne parlons pas du plan communication catastrophique de ce sympathique retour.

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  14. Navigator84

    Je suis assez d’accord avec Mr Barberi mais, comme souvent avec des journalistes auto français, on a l’impression que leur culture automobilistique est exclusivement concentrée à l’Europe et un peu en Amérique du Nord.

    Le pourquoi Mitsubishi est – en partie – repris par Nissan s’explique par l’étroite collaboration des deux constructeurs sur un secteur du marché exclusivement japonais que sont les keijidoshas. Soit pas loin du tiers du marché auto local.

    Nissan n’avait jamais vraiment proposé de modèles dans cette catégorie. Dans les années il se contente alors de rebadger des modèles Suzuki pour mettre un pied dans cette catégorie sans grand succès mais à l’investissement limité.

    Dix ans après il s’allie avec Mitsubishi pour développer ensemble une gamme de keijidoshas, dont Mitsubishi maîtrise le genre sans pour autant inquiéter les deux mastodontes que sont Daihatsu et Suzuki.

    En quoi Renault aurait pu servir dans cas-là ?

    Après l’apport de Mitsubishi dans l’électrique je vois pas trop. Ils vendent qu’un seul modèle. C’est plus le plug-in hybride qu’ils maîtrisent et qui est intéressant pour Renault-Nissan.

    Pour le reste je suis assez d’accord. Ghosn est intouchable au Japon car il a fait ce qu’aucun Japonais n’aurait voulu faire (ça tombe bien que cela soit un étranger qui l’ait). Le sale boulot a été fait et (presque) tout le monde est content avec la bénédiction du gouvernement japonais qui devient alors son plus fervent défenseur.

    Marcchionne est un peu dans le même cas avec FCA. Dans le sens où l’entreprise rachetée devient plus importante que celle qui la reprise.

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  15. Frankreich

    Carlos Ghosn, je n’en suis pas un grand fan mais je trouve la charge de M Barberi assez caricaturale. Il y a bien un problème de transparence en ce qui concerne la gouvernance du groupe et des errements stratégiques dans le passé qui ont abîmé la marque Renault. A l’époque de l’affaire d’espionnage, Renault était au fond du trou sur le plan produit et stratégique et me semblait en effet le parent pauvre du groupe. Mais depuis, les faits ont démontré l’effort appuyé du groupe pour relancer la marque :
    – Retour en F1 pour l’image
    – Relance d’Alpine avec une vraie gamme à terme
    – Renouvellement complet de la gamme, de la Twingo à l’Espace avec une identité de marque très forte tant extérieurement qu’intérieurement.
    – Nouveaux modèles comme le Kadjar
    – Gamme électrique, enfin la Zoe…, qui s’installe et progresse technologiquement
    – Une gamme RS appelée à se développer

    Il reste pas mal de points à améliorer notamment en terme de technologies embarquées, de motorisations thermiques pour proposer davantage de puissance, l’hybride ou la présence en Chine, mais beaucoup de marques pourraient se voir reprocher ces manquements, et peu de marques ont autant progressé en si peu d’années, à l’exception notable des coréens et bientôt des marques chinoises.

    Enfin, le haut de gamme Renault est un peu le sujet tarte à la crème : Renault ne fait pas de HDG – de premium – donc la marque est délaissée. Ce n’est pas un débat nouveau mais la marque a déjà fait l’expérience de ce mélange des genres, avec des modèles ambitieux sur le papier- avec des motorisations Nissan en V6 essence d’ailleurs – mais sans succès. La stratégie consistant à faire du vrai HDG avec une marque généraliste ne fonctionne nulle part et je suis plutôt satisfait que Renault ne se perde pas dans cette chimère. Ils ont mieux à faire sur leur coeur de marché.
    Infiniti qui apparaît aux yeux de M Barberi comme la démonstration de l’intérêt porté à Nissan au détriment de Renault n’a pas beaucoup de sens. La gamme est assez pauvre (notamment par rapport à Lexus mais surtout face aux marques allemandes ou anglaises), les ventes sont quasi nulles en Europe malgré les tentatives de relance, elles stagnent aux USA (inférieures en 2015 vs. 2005). Ils peuvent avoir un joli stand au Mondial, c’est un peu léger comme analyse.
    Enfin je m’étonne de la contradiction évidente entre le fait que M Barberi se présente comme un capitaliste libéral, tout en fustigeant l’état qui ne joue pas son rôle pour défendre Renault

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    1. Julien

      Le defaut de PSA est ne ne pas savoir creer des alliances fortes pour innover a laisser passer une chance de sortir une technologie vraiment innovante qu’est l’hybrid-air.
      L’alliance Renault Nissan en a elle les moyens mais se contente de sortir des clones par homothetie. Decevant !

  16. Watur

    Du grand n’importe quoi Monsieur le journaliste, la France n’est en aucun cas un pays libéral mais malheureusement un pays communiste. Ghosn doit bien composer avec. Et il a bien raison de se tenir à distance d’un pays dans lequel l’état prends 80% des bénéfs des sociétés. L’état n’a rien à faire dans Renault. 20% c’est déjà 20 de trop, cf l’époque ou l’état était à plus de 50 et les contribuables ont renfloués Renault à coup de milliards… Désolé mais à mes yeux, et je n’aime pas la marque Renault, la gamme n’a jamais été aussi réussie.

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  17. Nabuchodonosor

    Enorme, énormisssime café garage, je me suis régalé; Mille merci POA et mille merci à votre invité J.L Barberi qui m’a régalé lui aussi.
    Bien qu’ils se succèdent, il y un lien très fort entre tous vos sujets, que je souhaiterai ici souligner :
    L’auto est en pleine mutation, cela se passe sous nos yeux et c’est absolument pa-ssion-nant.
    L’état français, c-à-dire nous, à l’insu de notre pleine gré cependant, sommes actionnaire principal de Renault, propriétaire de Nissan qui rachète Mitsu, et devrions donc être le patron de cette super alliance, number 3 ou 4, peu importe, mais nous ne valons dans les faits pas plus que ce que vaut notre marché intérieur, c’est-à-dire peu, le reste n’étant que pure poésie… L’actionnariat d’état cherchant à protéger l’emploi plombe en définitive la liberté et la compétitivité du groupe, ce dernier n’ayant aucun scrupule à s’en émanciper légitimement pour combattre la concurrence en toute liberté. Il se trouve que c’est justement cela le job de Ghosn qui, reconnaissons le lui, le lui rend bien…
    L’avenir à moyen-long terme n’est clairement plus au thermique, qu’il soit embarqué ou distribué en réseau (électrique dont la prod. est au thermique), l’avenir est dans le circuit court, dans la production au plus près du consommateur, que ce soit dans la tuile musquée ou dans le tapis colassé, à moins que l’hydrogène ne vienne supplanter ce modèle… Toyota ou Tesla G.M, là est le vrai débat, les autres ne parlant que de la survie d’un modèle qui je crois a fait long feu…
    Nabuoptimiste.

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  18. Theodoric

    On avait compris vos sympathies politiques, mais il est inutile cdi caricaturer à ce pont la CGT, où je connais plein de gars qui adorent la voiture, y travaillent et défendent leur marque.

    Répondre
    1. aurard

      La CGT n’a besoin de personne pour se carricaturer

      Et votre manque de second degré et d’humou r en dis long !

  19. Mat

    Pour ce qui est des équipes d’Audi Sport, Floriane, tu as tout à fait raison!
    Le changement de stratégie d’Audi, prenant des airs de démantèlement de la branche Audi Sport déclenche déjà une hémorragie de départs de ses collaborateurs!

    Répondre
  20. Chapman

    Ah merci monsieur Barberi pour cette belle partialité.
    Ca fait du bien de tourner un peu le dos au politiquement correct et de « hurler » sa conviction à la face du monde même si on se trompe et en admettant surtout être de parti pris.
    Ou est la gouvernance? c’est bien la question.
    Décidemment ce café garage est une merveille et devrait être remboursé par la sécu. Ces quarante minutes m’ont mis une patate en cette fin de week-end maussade. Je vais attaquer la semaine gonflé à bloc.
    Bravo, bravo et encore Bravo!

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    1. Gérald

      Très bon café garage, il va falloir trouver l’équilibre avec le temps de parole du prochain (ou des prochains invités), mais on ne voit pas le temps passer, le débat est plus animé, c’est bien !
      Je pense que vous allez avoir un peu plus de mal pour essayer une voiture du groupe Nissan-Renault, pardon, Renault-Nissan, surtout chez Dacia ! Mais c’est exact que le Duster est vraiment le seul modèle réussi de la marque.
      Concernant le WRC, à l’instar de la F1, la faute incombe surtout aux grandes instances de la FIA, qui s’intéresse plus à faire rentrer du cash qu’à pérenniser des épreuves mythiques, fidéliser son public, et promouvoir ses championnats…
      Pour le prochain café garage, un vrai garage, chauffé, avec des clubs et une ambiance cosi !
      Go POA !

    2. Chapman

      je confirme on ne voit pas le temps passer. Je propose une heure la prochaine fois….
      🙂
      ….dans un endroit chauffé!

    3. raoul volfoni

      Passionnant ce café garage et tellement rare d’entendre des critiques sur Carlos ghosn dont la façon de mener la barque Renault est plus que contestable ! A ce sujet je conseille la lecture du livre de Benjamin Cuq « le livre noir de Renault » qui raconte avec précision des décennies de décisions parfois hasardeuses des dirigeants de Renault et la démission de l’État actionnaire qui n’a jamais. Sut et ou voulu exercer le pouvoir et sa responsabilité chez Renault