Le Premier minitre Japonais roule en Toyota Mirai, première voiture à hydrogène de série.

Toyota a remis officiellement les clés de la Mirai, première voiture à hydrogène de série, au Premier ministre Japonais. C’est une opération de communication opportune et réussie mais ce qui me frappe c’est la manière dont le gouvernement japonais joue le jeu. Le Premier ministre monte à bord, conduit la voiture et délivre un message positif sur la Mirai et l’avenir de l’hydrogène en indiquant que le gouvernement va favoriser la mise en place d’un réseau de distribution. « Nous sommes à l’aube d’un changement majeur », précise-t-il.

L ‘intérêt de cette petite observation n’est pas de savoir si l’on croit ou non l’avenir de l’hydrogène, bien malin celui qui a  la réponse, mais de constater le soutien affiché des pouvoirs publics vis-à-vis de Toyota. C’est bien sûr un soutien économique, stratégique, Toyota est l’une des premières entreprises exportatrices du pays, mais c’est aussi symbolique. Et le symbole a son importance. Le gouvernement montre qu’il croit en l’avenir de l’hydrogène et qu’il a confiance en Toyota. C’est un message fort qui fait du bien à l’industrie. PSA et Renault méritent le même soutien affiché du pouvoir. Angela Merkel est régulièrement aux côtés des dirigeants des constructeurs allemands lors de meetings publics.

Il ne s’agit pas de lancer une polémique stérile sur le sujet sur ce qui a été fait ou non jusqu’à maintenant, juste d’éveiller les consciences en rappelant à nos dirigeants qu’il n’y a aucune honte à soutenir et promouvoir publiquement notre industrie.

L’avis des Petits Observateurs !

8 commentaires au sujet de « Le Premier minitre Japonais roule en Toyota Mirai, première voiture à hydrogène de série. »

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  1. Lismax

    C’est marrant, quand la mirai roule il pleut, quand elle s ‘arrête il ne pleut plus… Problème d’échappement déjà? … Heureusement qu’on a arrêté le moteur à air comprimé…. Ça aurait été invivable!

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  2. joelMX5

    La démarche est effectivement à saluer. On a tous cette image en tête des Japonais qui prennent plein de photos : le nombre de déclenchements de flash le confirme !

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  3. Patrick

    Nos politiques ne savent pas promouvoir nos produit et l’automobile est sans cesse dénigrée par ceux ci. Les Japonais sont à des années lumières devant nous. La voiture électrique est un leurre, elle est polluante puisque l’électricité est produite dans des centrales qui, elles, polluent.

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  4. Philippe

    Comment soutenir une industrie quand on passe son temps à lui taper sur le dos. Les politiques adorent faire de la pub à la Zoé, 100% bobo certifié, la belle affaire, surtout qu’elle n’est pas rentable pour deux sous.. Heureusement qu’il existe les commandes publiques … Merkel s’affiche fièrement sur le stand Porsche quand nos chers politiques sont plus prompts à venter les moissons de radars automatiques. De toute façon, on ne supporte pas les gens qui roulent dans des belles voitures en France alors on n’a l’industrie qu’on mérite. Vive Dacia !

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  5. Cyril.B

    Je crois que vous allez un peu vite en besogne. Comme le dit Antoine, Montebourg à fait le VRP en Zoé, Royal, se déplace en Mia, en Zoé ou en Fluence ZE, Fabius est aller inaugurer la nouvelle usine Algérienne de Renault et Hollande s’est rendu chez Michelin il y a quelques mois.
    Mais après il faut voir la vérité en face : nos dirigeants privilégient et aident les secteurs les plus présents et/ou qui ont de l’avenir. L’industrie automobile en France pèse moins lourd que le tourisme et l’avenir de nos constructeurs oscille entre brumeux et opaque…
    Dans ces conditions, difficile de faire le VRP, surtout face à Merkel, Abe, Obama et, c’est nouveau, face à Rajoy et Cameron.

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  6. Thibaut Chatel

    C’est en effet particulièrement édifiant !
    Pourquoi les politiques français ont-ils honte de nos marques… C’est incompréhensible !

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    1. Godefroy

      A mon sens nos dirigeant n’ont pas honte de nos marques mais de leur riches dirigeants. Il est malheureusement mal vu d’être trop proches de ces soit disant exploiteurs mondialisés et délocalisateurs. Hélas … si la réussite est mal vue comment donner de l’ambition aux jeunes et à nos entreprises ? J’ai 22 ans et énormément des jeunes de mon âge, envisagent de partir.